De l'église primitive, construite au MoyenAge, il ne reste que peu de vestiges : la rosace à remplage et le portail en arc brisé à cinq voussures soutenues par des colonnettes de brique et de pierre, remontant peut-être au XIVe siècle, la cloche ancienne datant du XVe siècle, et des fresques du XVIe siècle représentant Sainte Catherine et le roi David.
Mais, à l'intérieur de l'église, ce sont les œuvres baroques qui frappent le regard : l'orgue de Jean-François Lépine et Guillaume Monturus, le tableau de Despax représentant le Christ en croix et la Madeleine, l'appui de communion en fer forgé et tôle repoussé de Pierre Peyré et, surtout, un ensemble unique d'autels en marble de Caunes construits au XVIIIe siècle par Joseph Grimes, véritables mosaïques de marbre qui font l'admiration des visiteurs.
Les Orgues de Saint Paul
En 1767, les prêtres d'Auterive achetèrent au prestigieux facteur d'orgue Jean-François Lépine un "cabinet d'orgue" composé de dix jeux commandés par deux claviers et une tirasse. Cet orgue de petite taille fut considérablement agrandi par Guillaume Monturus, dans les années 1780, et décoré par l'artiste toulousain François Mortreuil.
Dénaturé au XIXe siècle par des transformations malheureuses, il a été classé Monument Historique en 1973 et restauré (plus de 500 heures de travail) par Claude Armand de 1976 à 1979, sous la direction de Xavier Darasse. Il comprend actuellement 1 656 tuyaux répartis en 25 jeux.
L'instrument conserve encore un tiers des tuyaux du XVIIIe siècle et s'accorde parfaitement à la musique baroque. Il est "le modèle de l'orgue français qui permet tous les effets propres à la musique baroque : couleurs, contrastes, rondeur, vivacité, éloquence et douceur" (Gilbert Vergé-Borderolle).
Le musée des vieux outils
Au cours de votre visite, vous découvrirez ou reconnaîtrez les outils qu'utilisaient autrefois, menuisiers, sabotiers, forgerons, agriculteurs, rémouleurs, cordonniers, chirurgiens, horlogers... Ainsi que des jeux, du linge, des documents d'antan et tant d'autres objets surprenants, chargés d'histoires, sans oublier la 2ème collection de Midi-Pyrénées d'instruments médicaux de chirurgie humaine et vétérinaire.
Visites gratuites, tous les samedis après-midi de 14h30 à 18 heures, ouvert les autres jours sur demande, pour tous les publics : individuels, associations, scolaires...
Musée des vieux outils:
rue Camille Pelletan
31190 AUTERIVE
Tél : 05.61.50.96.88.
Personnes à contacter:
Fernand Dédominici, président :
05 61 50 81 47 et 06 16 10 45 25
Louis Gaubert : 05 61 50 54 75
Le Mas d’Azil (à 1 heure de route)
Sanctuaire de la préhistoire : Unique en France,la grotte du Mas d’Azil a servi de refuge aux animaux puis aux hommes pendant des milliers d’année.
Vous trouverez plus d’informations sur http://www.midi-pyrenees.biz/mp/ariege/ariege_mas_d_azil.htm
Martres-Tolosane (à 40 minutes)
L'exception de l'histoire et du patrimoine de Matres-Tolosane est incarnée par une production faïencière qui ne s'est jamais interrompue depuis le XVIIIème siècle. la faïencerie de Martres-Tolosane s'est établie en bordure de Garonne au pied des Petites-Pyrénées dans lesquelles se trouvaient les carrières de marne propres à faire la faïence. Au XVIIIe siècle plusieurs manufactures de faïence s'installent dans ce village. Les premiers faïenciers viennent de grands centres faïenciers français : Luneville, Moulins mais surtout Nevers. La première faïence connue est un plat à barbe exposé au Musée national de Céramique à Sèvres. Il a été peint par le peintre Joseph Delondre en 1739 dans la faïencerie Pons. Au XIXe siècle l'activité faïencière se développe considérablement. La faïencerie Leclerc fut, de loin, la plus réputée. Venue de Lille, la famille Leclerc va donner à la faïence martraise ses lettres de noblesse. Leur manufacture est surtout connue pour la production de carreaux décorés au pochoir. De nos jours les mêmes techniques ancestrales de fabrication sont conservées par les 9 faïenceries de Martres-Tolosane : Les pièces et les décors peints sont réalisés à la main. Les motifs principaux sont constitués par des fleurs et des oiseaux
Toulouse, les couleurs et l’accent du Sud (à 40 minutes) !
Ville du sud aux accents espagnols et aux façades italiennes, Toulouse a toujours aimé s’ouvrir aux influences et aux cultures venues d’ailleurs.
Toulouse ville rose
Si Toulouse est surnommée la Ville Rose, c’est grâce aux Romains, qui lui ont enseigné les techniques de la tuile et de la brique. Le procédé est simple : la brique et les tuiles proviennent de la cuisson de l’argile. La vallée de la Garonne et son sol argileux n’ont jamais permis d’exploiter la pierre. II fallait la faire venir du Massif central ou des Pyrénées. Seuls les plus fortunés pouvaient construire leurs maisons en pierre. Pour tous les autres, on a souvent utilisé la brique qui s’orne de rose dès la cuisson grâce à sa composition. C’est pourquoi on trouve tant de reflets roses au cœur de la ville, qui se changent tantôt en couleur pourpre, tantôt en rouge au gré de la lumière du jour.
Histoire
La ville de Toulouse est née il y a plus de 2 000 ans, d’un peuple celte, les Volques Tectosages, qui s’établissent sur le dernier gué de la Garonne avant l’Océan. Plus tard, dès le 1er siècle avant J.-C., les Romains occupent la ville et la baptisent Tolosa. Au IIIème siècle, Saturnin, le premier évêque de Toulouse, fonde une communauté chrétienne. Il sera martyrisé et concourra ainsi au début du christianisme à Toulouse.
L’occupation romaine s’achève au Vème siècle de notre ère, quand les Wisigoths font de Toulouse la capitale du « royaume de Toulouse ». Le début du Moyen-Age marque la naissance du Comté de Toulouse. Il perdurera jusqu’à la fin du Moyen-Age. La ville sera ensuite administrée par les Capitouls à partir du XIIème siècle. Ils la gèreront pendant 600 ans et permettront à la ville d’acquérir une certaine indépendance. Le XIIIème siècle verra la montée en puissance du Catharisme, qui sèmera quelques années de troubles. Finalement, les Catholiques reconquièrent Toulouse. On construit églises et université. En 1444, le premier parlement de province est créé et donne aux parlementaires le pouvoir de gérer la ville. La ville continuera de se développer, notamment grâce au commerce du pastel.
La Révolution Française marque la fin du pouvoir parlementaire. On élit le premier maire de la ville. Toulouse devient un simple chef-lieu du département de la Haute-Garonne.
La révolution industrielle impulsera l’essor de la ville et la placera bientôt comme la plus grande ville de la région. On la transforme et l’embellit pour lui donner son aspect actuel.
Le XXème siècle voit l’implantation de grandes entreprises aéronautiques. Toulouse se forgera bientôt une identité autour de l’aéronautique et de l’espace.
Monuments et sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO :
- le Canal du Midi
Dans le cadre du classement des chemins de Saint-Jacques de Compostelle :
- la basilique Saint-Sernin (Cet édifice roman, considéré comme le plus vaste de l'Occident, surprend toujours par l'ampleur et la beauté de sa nef)
- l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques
Toulouse et les Cathares
Au XIème siècle apparaît l’hérésie cathare qui s’implante solidement dans le Sud de la France. De nombreux châteaux sont construits et témoignent du fort ancrage de ce courant religieux.
Les Cathares prônent la séparation du bien et du mal et rejettent l’autorité de l’église catholique. Ils inquiètent très tôt le Pape et le Roi qui leur proclament la guerre et se lancent dans une Croisade contre le Comte Raymond VI qui n’engageait rien pour contrer la montée en puissance du catharisme. Le Comte se soumettra finalement, ce qui permettra à Toulouse d’échapper aux désastres de la Croisade des Albigeois.
Au même moment, la communauté des prêcheurs, les Dominicains, s’installe à Toulouse et se charge de réprimander l’hérésie cathare. Ces Inquisiteurs seront bientôt chassés de la ville.
Les Croisés ravagent de nombreuses villes du sud-ouest. Leur chef, Simon de Montfort tentera d’assiéger la ville, mais n’y parviendra pas tout de suite. Quand il réussira, il se proclame Comte de Toulouse puis sera tué d’un coup de pierre. On peut voir une plaque commémorant cet événement sur les allées Jules Guesde.
à voir :
> la plaque commémorative de la mort de Simon de Montfort le 25 juin 1218, lors du siège de Toulouse.
à côté du Théâtre Sorano 35 allées Jules Guesde
> l'ensemble conventuel des Jacobins, fondé à partir de 1230 par les Dominicains. 5 août 1234 : canonisation de saint Dominique dans l’église des Jacobins.rue Lakanal
> la maison Seilhan – Maison de l’Inquisition. Berceau de l’ordre des Dominicains. Bernard et Pierre Seilhan y accueillent saint Dominique en 1215. L’amphithéâtre Bruno de Solages possède un magnifique plafond à caissons orné de peintures du XVIIe siècle illustrant la vie de saint Dominique. 7 place du Parlement